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Présentation
le musée national de la Marine
présente la rétrospective de l’œuvre remarquable d’André Hambourg,
un homme qui aimait sans restriction la peinture et la mer…
peintre d’un
siècle
« Parisien de Paris », né en 1909,
André Hambourg est un observateur privilégié du XXe siècle. De ses
débuts à l’Académie des Beaux-Arts, en passant par son séjour à la
villa Abd-el-Tif, jusqu’à la
seconde guerre mondiale, ses voyages autour du monde, l’exposition
retrace une passionnante révélation à la couleur et à la lumière à
travers une œuvre abondante et généreuse, un panorama pictural sans
cesse renouvelé.
Grâce à cet artiste à la technique d’une spontanéité déconcertante,
le visiteur part à la découverte d’un siècle en perpétuelle
effervescence.
en quête de la
lumière
Aux compositions des débuts
parisiens marquées par des cadrages resserrés et des gammes
chromatiques sombres, succèdent des œuvres transcendées par une
extraordinaire « lumière qui dévore tout et écrase les couleurs »
lorsque l’artiste découvre l’Algérie. Séjournant à
Saint-Rémy-de-Provence au début de la guerre, il y réalise des
paysages sereins peuplés de visages paisibles avant de devenir
illustrateur pour les journaux de l’époque et correspondant de
guerre. Cette période troublée, ponctuée de tristes événements pour le
peintre, se conclue par un retour aux teintes assombries, bientôt réveillées par le jeu des
lumières que le peintre souhaite faire vibrer entre elles.
entre ciels et
mer
Algérie, Italie, Etats-Unis, Côte
d’Ivoire… Voyageur infatigable André Hambourg n’aura cessé de courir
le monde, de brumes vénitiennes en couleurs africaines imprégnant
ses œuvres de cette extrême sensibilité, de son aptitude singulière
à pénétrer l’essentiel des êtres et des choses. Sa nomination au
corps des peintres officiels de la Marine en 1952 va lui offrir
l’opportunité exceptionnelle d’embarquer sur les bâtiments de la
Marine et d’assouvir son « besoin constant d’espace, de lumière
mouvante, de nuages galopants, de mers inconstantes ».
L'exposition
parcours d’une
vie
jeunesse, Maghreb, guerre
L’exposition rétrospective consacrée à André Hambourg offre, en un
parcours chronologique développé en cinq points, un panorama
exceptionnel de son art.
294 œuvres, huile, aquarelle, pastel, gravure, lavis ou mine de
plomb seront présentées.
Ce chiffre impressionnant qui témoigne de la créativité de l’artiste
et de l’abondance
de sa production, permet, pour la première fois d’appréhender
l’évolution stylistique
de l’artiste.
les années de
jeunesse, 1909-1932
Né en 1909 à Paris, André Hambourg
mène une scolarité sans histoire, rythmée par des visites au jardin
du Luxembourg. Le jeune André dessine déjà beaucoup.
En janvier 1927, il entre à l’École
nationale des Beaux-Arts, dans l’atelier du peintre Lucien Simon.
Les natures mortes et les rues de son quartier sont des sujets qu’il
aime travailler. Dans ses compositions, les volumes priment sur le
détail et l’approche du sujet se fait généralement par grands
a-plats. La gamme chromatique est sombre, le trait appuyé et les
gris, bleus ou verts ont des éclats métalliques.
En mai 1928 se tient sa première
exposition particulière. La découverte de la Provence en 1930
enrichit sa palette d'ocre et de jaune. Les personnages se font
également plus présents. En 1933, il remporte le prix de la Villa
Abd-el-Tif dont les lauréats peuvent séjourner jusqu’à deux ans à
Alger.
la découverte
du Maghreb, 1933-1939
L’arrivée en Algérie est un
véritable choc pour le jeune peintre, où dit-il « le soleil avale
tout ». L'éclat des couleurs qui vibrent autour de lui le marque
profondément.
En 1936, il effectue son service
militaire en Algérie où il continue à peindre. Les expositions se
multiplient et le succès est au rendez-vous. L'état acquiert
certaines de ses toiles ou lui passe commande.
A partir de 1937, de retour en
France, il séjourne fréquemment à Honfleur. Après l'éclat franc du
soleil du Maghreb, la lumière changeante de l'estuaire de la Seine
l’envoûte. La course des nuages, l'humidité de l'atmosphère, ou les
longues plages sont de nouveaux motifs dont il ne se lassera plus.
la
tourmente de la guerre et la difficulté de peindre, 1939-1948
Affecté à Casablanca, André
Hambourg est démobilisé en août 1940. Le peintre intègre la
Résistance au moment où l'Afrique du Nord est le théâtre de luttes
souterraines. Il passe l'été en France, en zone libre, et se rend
avec sa mère à Saint-Rémy-de-Provence.
La présence de Van Gogh est
partout, et Hambourg retrouve les motifs peints par l’illustre
artiste. Paysages sereins, visages paisibles : la joie d'avoir
retrouvé les siens se lit dans ses toiles.
En septembre, il regagne Oran où
une exposition lui est consacrée. Une série de tableaux illustre
cette période. Les personnages y portent des masques, symbole du
double jeu pratiqué par certains. De retour à Alger, en novembre
1942, Hambourg est re-mobilisé. Il est affecté au 2e
bureau comme rédacteur-dessinateur-reporter de Combattant 43, l'hebdomadaire de l'armée. Le
journaliste prend le pas sur le peintre. Il effectue des missions à
bord de navires de combat pour réaliser des reportages illustrés.
Nommé correspondant de guerre début 1945, il rejoint la 1e
armée en Alsace, au moment où elle franchit le Rhin. Quelques
semaines plus tard l'Allemagne capitule.
couleur, voyages, séries
Meurtri
par les ravages de la guerre dans son entourage et par l'accueil
reçu à son retour, Hambourg préfère s'éloigner de Paris et gagne
Saint-Rémy.
Ses toiles
retrouvent les caractéristiques de ses débuts : cadrage au plus près
du sujet, tonalités sourdes et sombres.
Seule
lueur d’optimisme, il sauve d’un projet immobilier le champ
d’oliviers célébré par Van Gogh. L’achat le laisse sans un sou
vaillant, mais les arbres sont sauvés !
En 1947, la Marine nationale
invite André Hambourg à participer à une mission à bord du
Richelieu, de Brest à
Toulon, via Alger. Dessins et peintures restituent vie et activités
du bord.
le retour à la
couleur, 1948–1970
A Honfleur en 1948, André Hambourg
épouse Nicole Rachet, fille de médecin, grand amateur d'art et
collectionneur. L'œuvre du peintre s'en trouve radicalement
transformée. Les nouvelles toiles retrouvent couleurs et jeux
d'ombres et de lumières des années algériennes.
En 1952, André
Hambourg est nommé peintre officiel de la Marine.
De grandes compagnies maritimes
font appel à son talent pour décorer leurs nouveaux paquebots.
Ainsi, un Hambourg trône dans le salon de la suite « Normandie » du
Liberté.
Au printemps 1957, André Hambourg
se rend pour la première fois à Venise qui devient, à l'égale de sud
de la France et de la Normandie, son nouveau port d'attache.
La Normandie, où l’atmosphère et la
lumière argentée de l’estuaire le fascinent, demeure l’un de ses
sujets de prédilection. Il multiplie les représentations des plages
de Trouville et de Deauville.
les voyages et
les séries,
1970-1999
Les voyages s’enchaînent à partir
de 1970 : Angleterre et Ecosse, Israël, U.R.S.S.
En 1971 il effectue son premier
séjour en Afrique noire, en Côte d'Ivoire. L'éclat particulier de la
lumière, la vivacité des couleurs, la foule bigarrée, tout
l'enthousiasme. Désormais, de grands soleils orange ou jaune
viendront peupler les toiles d'Afrique, de Normandie et d'ailleurs.
Il se rend en 1972 aux Etats-Unis.
New York devient rapidement l'une de ses villes préférées et Grand
Army Plazza, petite place à l'angle de Central Park, devient même le
thème d'une série réalisée sur près de quinze ans.
A la même époque, la cour
européenne de Justice à Luxembourg lui commande six grands panneaux
afin de décorer la salle d'audience du Palais.
Désormais les séries caractérisent
son œuvre Saint-Rémy et Honfleur sont ses havres de paix au milieu
de ses voyages et embarquements.
Enfin, tout au long de sa carrière,
André Hambourg a honoré son titre de peintre officiel de la Marine
en embarquant sur des bâtiments de guerre, en particulier la
Jeanne d’Arc et en rendant compte à travers ses pinceaux et ses
crayons de l’ensemble de la vie maritime, de la plage de Trouville
aux ports du Havre et de New York.
Donation
sujets
maritimes
La carrière
extrêmement riche d’André Hambourg, nommé peintre officiel de la Marine en
1952, a toujours été en étroite relation avec le milieu maritime.
Pendant la
dernière guerre, journaliste puis correspondant de guerre, il a
embarqué à bord de sous-marins et de navires de surface pour se
faire l’écho des conditions
de vie des équipages.
En 1947 puis
1948 il navigue sur le Richelieu et réalise de nombreuses
toiles. Entre ces missions à bord de bâtiments de la Marine
nationale (à bord du Colbert, du De Grasse), il
réalise des commandes pour les grandes compagnies de
Transatlantiques (Messageries Maritime ou Cie Générale
Transatlantique).
Deux tours du
monde, en 1983-1984 puis en 1984-1985, à bord du porte-hélicoptère
Jeanne D’arc lui fournissent d’innombrables sujets.
donation
Selon la
volonté de l’artiste, sa femme, Nicole Hambourg, effectue une très
importante donation au musée national de la Marine comprenant un
ensemble d’une centaine d’œuvres témoins qui illustrent ce parcours
maritime exceptionnel.
Cet ensemble,
allant de 1929 à 1985, recouvre toute la carrière de l’artiste. Les
thèmes abordés touchent aussi bien la Marine militaire que les
bateaux de pêche, les vieux gréements ou paysages de bord de mer.
enrichissement
des collections
C’est un
honneur et une chance pour le musée de pouvoir enrichir ainsi ses
collections avec l’œuvre d’un peintre de la Marine qui a parcouru
tout le XXe siècle en rendant compte de sa perception du
monde maritime.
André Hambourg
n’était à ce jour représenté dans nos collections que par deux vues
d’architecture de l’amirauté du port d’Alger (1936) et trois
panneaux décoratifs réalisés pour le porte-avions Foch
(1962).
Le musée pourra
ainsi, mieux encore, garder la mémoire de cet artiste original et
témoigner de son talent.
Informations pratiques
exposition au
musée national de la Marine, Paris
palais de
Chaillot
17 place du
Trocadéro
75116 Paris
horaires
d’ouverture :
tous les jours
de 10 h à 18 h
sauf le mardi,
le 25 décembre et le 1er janvier
fermeture des
caisses à 17 h 15
droits
d’entrée :
plein tarif : 8
euros
tarif réduit :
6 euros
tarif 6 – 18
ans : 4 euros
billet
équipage : 24 euros
informations et
réservations au 01 53 65 69 53
visites pour
adultes
Découvrez André
Hambourg !
Dans le cadre
de l’exposition, trois visites exceptionnelles conduites par
un peintre officiel de la Marine sont proposées aux visiteurs.
Peintre et
décorateur, André Hambourg a mis lumière et couleur dans la plupart
de ses œuvres. Le parcours à travers les paysages algériens, les
plages normandes et les océans multiples, offre un voyage bigarré et
un regard sur la peinture de marine enrichi par les commentaires de
ses pairs.
Les samedis à
15 h 30
-
25 novembre :
Michel King
-
2 décembre :
François Bellec
-
9 décembre :
Michel Bez
Des visites
commentées
sont également proposées sur réservation pour les groupes
tous les jours
sauf le mardi, de 10 h à 18 h, durée : 1 h 30
25 personnes
maximum
Adultes : 128
euros + entrées à 6 euros
Etudiants : 69
euros + entrées à 1,60 euros
pour les jeunes
« palette marine »
Du paysage
portuaire à l’image de la bataille navale, du portrait de bateau à
la représentation du marin, on apprend à lire la peinture de marine
au fil des siècles. La visite se termine par la découverte du
peintre officiel de la Marine, André Hambourg.
« palette
marine » est une visite découverte proposées aux groupes d’enfants
et de jeunes
Tous les jours
sauf le mardi, de 10 h à 18 h, durée : 1 h 30
52 euros la
visite + entrées à 1,60 euros
un
accompagnateur gratuit pour dix enfants
informations et
réservations au 01 53 65 69 53
beau livre
Cette
monographie consacrée au peintre André Hambourg retrace son
évolution picturale.
De la Normandie, en passant par le
Sud de la France, puis en découvrant l’Afrique, l’œuvre d’André
Hambourg (1909-1999) constitue une véritable révélation de la
couleur et de la lumière.
Cet ouvrage en retrace la quête et
analyse la genèse de son art.
Les ciels lumineux, le miroitement
de la mer et des soleils qui s’y noient deviendront ses sujets de
prédilection.
D’un pinceau maîtrisé, il sait
rendre la spontanéité du moment, comme en témoignent ses plages
normandes, si légères, qui contribueront à le faire connaître.
Nommé peintre de la Marine en
1952, il parcourut les océans, répondant à son « besoin constant
d’espace, de lumière mouvante, de nuages galopants, de mers
inconstantes ».
Table des matières
Préface,
par le vice-amiral Jean-Noël Gard, directeur du musée national de la
Marine, commissaire de l’exposition
Rencontre avec André Hambourg,
par le vice-amiral d’escadre Pierre Bonnot, président de
l’association des amis d’André Hambourg
André Hambourg, une vie de
lumières et de couleurs,
par Annie Madet-Vache, conservateur-adjoint, commissaire de
l’exposition
-
la
jeunesse parisienne de 1909 à 1933
-
l’éclat de l’Afrique du Nord de 1933 à 1939
-
la
tourmente de la guerre et la difficulté de peindre de 1939 à 1948
-
le
retour à la couleur de 1949 à 1970
-
à
la découverte d’autre ciels de 1970 à 1999
André et ses soleils,
par Patrick Dantec, expert de l’œuvre de André Hambourg
Eté 1948 – Honfleur,
par Nicole Hambourg
Donation
Bibliographie choisie
Liste des œuvres exposées
Remerciements
André Hambourg
(1909-1999)
Editions Le Télégramme en
partenariat avec le musée national de la Marine
Format : 24 x 30 cm à l’italienne
150 illustrations, 156 pages
35 euros
Le site du Musée de la Marine
www.musee-marine.fr |